06/06/2005

EXTASE

 

Anatomie de l'Extase, c'est l'histoire d'une rencontre... celle d'ORAS et de Romica Murareanu, qui deviendra son assistant en 1996. 

Initialement, Anatomie de l'Extase consiste en sept Mecano-Sculptures de 7 mètres de long sur 2,50 mètres de large, destinées à être suspendues à l'aide de câbles dans de grands espaces comme des halls d'exposition, des halls d'aéroports, des églises, ...
 
Afin de mieux sentir l'expression de la sculpture et son comportement au vent, ORAS et Romica réalisent un premier modèle réduit de 3,50 mètres de long sur 2 mètres de large . Suite à cela, ils prennent conscience des restrictions pratiques liées au caractère suspendu de la sculpture [obligation de plafonds élevés, impossibilité d'exposer en plein air, ...] et réalisent un second modèle réduit, cette fois, fixé sur pylône.

L'avantage de cette solution est indéniable : les sept Mecano-Sculptures définitives pourront être exposées partout, sur les places publiques, en pleine nature, ... Parallèlement, ORAS prévoit sur chacune des sculptures un crochet permettant la suspension par câble.

Une fois terminé, l'ensemble Anatomie de l'Extase symbolise la conquête, la migration, le voyage.

La rencontre entre ORAS et Romica est marquante. Pour la première fois, ORAS est face à un homme d'âge mûr et d'expérience qui maîtrise les techniques de construction, la mécanique de précision, les travaux sur tour et les principes d'électricité.

La collaboration devient vite fusionnelle entre l'artiste et cet homme qui parle à peine le français et ne connaît rien à l'Art. Outre un grand sens de la construction, Romica séduit ORAS par son élégance physique et morale ["une élégance innée" dira ORAS] et son implication totale dans les projets artistiques en cours. La confiance entre les deux hommes est totale. Et ce, même si ORAS doit de régulièrement réfréner les ardeurs de Romica, pour qui "TOUT devait être automatisé".

Techniquement, le système mécanique utilisé pour Anatomie de l'Extase est partiellement similaire à celui des Sept Héros du Grand Paradoxe : roues dentées, chaînes et moteur électrique.

L'installation électrique consiste en un moteur de 24 volts alimenté par deux batteries de 12 volts, lesquelles se rechargent de manière autonome grâce à un moulinet placé à l'avant de chaque sculpture et entraîné par le vent.

A cela s'ajoute un astucieux jeu d'équilibre, de contrepoids et de porte-à-faux qui inspira à ORAS l'intitulé "Anatomie de l'Extase". Et de préciser : "L'extase n'est pas immatérielle. C'est une réalité mécanique, tangible, structurée."

Pour la première des "oiseaux migrateurs" comme il les appelle, ORAS rêve d'exposer dans la Salle des Pas Perdus, la zone publique centrale du Palais de Justice de Bruxelles.  Pour des raisons financières, ce projet s'avère irréalisable. ORAS demande alors l'autorisation d'exposer les sept Mecano-Sculptures sur le terrain de l'aéroport de Grimbergen, face au vent. La réponse est positive. Le directeur de l'aéroport accorde à ORAS deux jours et une nuit d'exposition.

Une fois dans les airs, les sept Mecano-Sculpture d'Anatomie de l'Extase donneront l'impression de naviguer sur les vents [...]

Conception et réalisation : Raphaël August Opstaele.

Avec la participation de : Romica Murareanu, Barbara Hahn.

Commentaires

Quelle belle histoire :)

Nicole

Écrit par : une dentiste a paris 15 | 14/12/2011

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